La France ne perd plus d'usines depuis 2016

Les annonces d'ouvertures et de fermetures d'usines se sont compensées en 2016. Mais la production industrielle reste inférieure à son niveau de 2007.
Les usines créées en France sont désormais plus petites. Photo: dans une usine Peugeot Citroen à Saint-Ouen le 14 janvier 2014. afp.com/JACQUES DEMARTHON

C'est une première depuis 2009. En 2016, les ouvertures d'usines ont compensé les fermetures, annonce l'observatoire de l'investissement Trendeo, cité par Les Echosdimanche. Malgré des plans sociaux en cascade qui ont marqué le début du quinquennat de François Hollande, la France n'a pas perdu d'usine -d'un point de vue comptable- l'an dernier.

"Cette évolution est en grande partie liée au rebond de l'automobile et de la pharmacie", indique David Cousquer, fondateur de Trendeo, interrogé par Les Echos. Autres explications: le coût du travail horaire plus faible en France qu'en Allemagne, la faiblesse des taux d'intérêt, ou encore les effets du pacte de responsabilité.

Moins d'employés dans les usines

Selon le cabinet Trendeo, les usines créées en France sont désormais plus petites, avec un nombre médian d'employés de 20 en 2016, contre 30 en 2009.

La production industrielle reste néanmoins inférieure à son niveau de 2007. Depuis la crise, le pays a perdu près de 600 usines -en solde des annonces de fermeture et d'ouverture. 820 000 emplois ont été supprimés entre 2000 et 2015, selon les chiffres de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) relayés par Les Echos. Le déficit commercial dans la production de biens manufacturés s'est creusé, passant de 20 milliards d'euros en 2012 à plus de 35 milliards.