Facebook: Zuckerberg perd 3 milliards de dollars après la refonte du fil d'actu

L'action en bourse du réseau social a chuté après l'annonce par Facebook de la réorganisation prochaine de son fil d'actualité, au détriment des marques.
Mark Zuckerberg, ici le 23 septembre 2015 à Washington, veut garantir le "bien-être" des internautes. afp.com/TED S. WARREN

Une refonte qui coûte cher. Alors que Mark Zuckerberg a annoncé jeudi la refonte prochaine du fil d'actualité de Facebook, cette décision lui a fait perdre 3,3 milliards de dollars, de sa fortune personnelle, raconte ce samedi The Independent.

Après une baisse de la valeur des titres de Facebook avant l'ouverture des marchés américains, vendredi, à la fermeture, les titres se négociaient à 179,37 dollars contre 187,77 dollars, jeudi, soit une baisse de 4,4%.

Le nouveau fil d'actualité, qui arrivera prochainement, accordera moins de place à l'actualité pour donner la priorité aux publications de proches des utilisateurs et ainsi revenir aux origines du succès du réseau social. Les photos, liens, et commentaires resteront visibles à la différence des contenus en provenance des pages "aimées" par les internautes, qui se feront plus discrets.

Zuckerberg veut privilégier "le bien-être" des internautes

Dans une lettre ouverte publiée jeudi sur le réseau social, Mark Zuckerberg, avait laissé entendre que la refonte du fil d'actualité allait coûter de l'argent au géant californien. En effet, la réduction de la présence des marques et des médias sur le fil devrait entraîner la perte de recettes publicitaires à court terme.

Dans cette lettre, Zuckerberg, affirme vouloir privilégier le "bien-être" de ses deux milliards d'utilisateurs. Il avait déjà cité plusieurs études montrant que les interactions avec des proches favorisent le bien-être, bien plus que le fait de lire des articles de presse.

Toutefois, cette volonté de réduire la place de l'information pourrait aussi provenir des critiques persistantes visant Facebook, tout comme Twitter. Facebook a notamment été dénoncé pour avoir laissé sur son site de fausses informations, à l'instar des contenus publiés par les Russes durant la campagne présidentielle américaine de 2016.