Centrale de Flamanville: le réacteur n°2 à l'arrêt à cause d'une fuite d'eau

Cette fuite, détectée dans un circuit de refroidissement aliménté par de l'eau de mer, a entraîné l'arrêt de l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Flamanville, ce lundi matin.
La centrale de Flamanville, ici photographiée le 9 février 2017, est désormais totalement à l'arrêt. afp.com/CHARLY TRIBALLEAU

C'est désormais la centrale toute entière qui est à l'arrêt. Plus d'un mois et demi après l'arrêt du premier réacteur à la suite d'un départ d'incendie, les équipes de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) ont procédé, ce lundi matin à 6h, à l'extinction de l'unité de production n°2, annonce EDF dans un communiqué. En cause, la détection d'une fuite d'eau d'un "circuit de refroidissement (...) alimenté par de l'eau de mer" situé dans une zone "non nucléaire", précise l'électricien public.

"Les équipes sont actuellement mobilisées pour diagnostiquer le circuit et le réparer", ajoute EDF. "Les pouvoirs publics ainsi que l'autorité de sûreté nucléaire ont été informés de cette situation."

Le réacteur n°1 déjà à l'arrêt après un départ de feu

Le réacteur n°1 de la centrale est déjà à l'arrêt depuis le 9 février dernier, à la suite d'un départ d'incendie qui avait pris, là aussi, dans une zone non nucléaire. Ce réacteur sera déconnecté du réseau jusqu'au 31 mars, a précisé l'électricien le 17 février dernier.

Flamanville accueille aussi le chantier de l'EPR, un réacteur de troisième génération, qui a accumulé retards et surcoûts. Jeudi, EDF a annoncé avoir commencé la phase des essais d'ensemble de ce réacteur, préalables à son démarrage confirmé pour fin 2018, avant sa mise en service commerciale en 2019.

A l'issue de ces essais, le combustible pourra être chargé et le réacteur sera démarré, à la fin du quatrième trimestre 2018, avec plus de six ans de retard et un budget initial plus que triplé à 10,5 milliards d'euros.