Aspirateurs: Dyson gagne la bataille de l'étiquetage énergie

L'anglais Dyson, créateur des fameux aspirateurs sans sac, qui a obtenu gain de cause devant la justice européenne.
L'inventeur et capitaine d'industrie James Dyson, le 14 septembre 2016 à New York afp.com/Jason Kempin

Le Tribunal de l'Union européenne (UE) a reconnu ce jeudi la validité des arguments du fabricant britannique d'aspirateurs Dyson dans la bataille sur l'étiquetage énergétique, qu'il estimait défavorable à ses produits. Dyson, qui fabrique des aspirateurs qui fonctionnent sans sac à poussière, estimait que l'étiquetage ne prenait pas en compte les conditions réelles d'utilisation des produits.

L'étiquetage, de A à G, reflète le niveau de consommation d'énergie d'un appareil. Or les tests pour calculer la note des aspirateurs étaient effectués sur des appareils dont le sac était vide, ce qui selon Dyson faussait les résultats de performance, car les tests ignoraient de possibles pertes d'aspiration après quelques utilisations.

Deux mois pour faire appel

Selon la justice européenne, "la Commission avait l'obligation de retenir une méthode de calcul qui permet de mesurer la performance énergétique des aspirateurs dans des conditions aussi proches que possible des conditions réelles d'utilisation. Cela implique que le réservoir de l'aspirateur est rempli à un certain niveau".

La Commission a deux mois pour faire appel de la décision. L'exécutif européen a indiqué jeudi qu'il allait étudier en détail le jugement du tribunal et "évaluer son impact", avant de se prononcer.

Étiquetage pas obligatoire

Une porte-parole de l'institution a souligné que le jugement "ne remet pas en cause l'efficacité de la politique d'efficacité énergétique de l'UE, ni de ses mesures et de la contribution importante qu'elles ont sur les objectifs de l'Union" en matière d'économies d'énergie.

Selon Dyson, "si la Commission européenne ne fait pas appel, les fabricants d'aspirateurs ne seront pas contraints d'utiliser l'étiquette, et ceux qui choisiraient de le faire seraient jugés selon les critères de la publicité impartiale" : en cas de performances moindres qu'annoncé, les fabricants pourraient être accusés de tromper les consommateurs.