Arc International, STX France, William Saurin... Le point sur l'actu éco

Un plan de sauvetage à 35 millions d'euros, un rachat annoncé comme finalisé, une alliance pour la reprise du pôle plats cuisinés de FTL: voici l'essentiel de l'économie.
35 millions d'euros vont être injectés dans les semaines à venir dans le groupe verrier Arc International, installé dans le Pas-de-Calais. afp.com/Denis Charlet

Un plan de 35 millions d'euros pour Arc International

C'est une nouvelle étape dans le redressement du leader mondial des arts de la table: 35 millions d'euros vont être injectés dans le groupe verrier Arc International, installé dans le Pas-de-Calais. Au mois de juin, un consortium de fonds souverains mené par le russe RDIF et CDC International Capital (filiale de la Caisse des Dépôts, le bras financier de l'Etat), doit verser 25 millions d'euros à l'entreprise. S'y ajouteront 10 millions d'euros "pour soutenir son développement", apportés par l'Américain Glass Holding, qui avait pris le contrôle d'Arc en 2014. Une bonne nouvelle pour ce fleuron de l'industrie française du verre qui était au bord du dépôt de bilan.

Selon le directeur général d'Arc, Tristan Borne, "le Conseil d'administration a constaté il y a huit jours que la situation s'est redressée: on avait fait 20 millions d'euros" de marge brut d'exploitation "en 2016 sur le site, à fin avril on est déjà à 10 millions d'euros". Sur le site d'Arques, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué ce vendredi que le rôle de l'Etat est de soutenir "toutes les initiatives qui sont prises par les entrepreneurs industriels, pour les aider à trouver des financements, pour les aider à trouver des solutions qui leur permettent de se développer, pour leur simplifier la vie". Cent millions d'euros avaient déjà été débloqués après le rachat de l'entreprise familiale, pour investir dans la reconstruction des fours. Il s'agit désormais de "travailler sur la productivité", a dit Tristan Borne.

Fincantieri finalise le rachat de STX France

Serait-ce bientôt la fin d'un long feuilleton? Lors d'une importante assemblée générale des actionnaires, ce vendredi matin à Trieste en Italie, Fincantieri a annoncé qu'il vient de "signer aujourd'hui un accord pour le rachat de 66,6% du capital de STX France (pour) un prix de 79,5 millions d'euros", selon un communiqué. Le groupe italien a précisé qu'il "continue à négocier avec l'Etat français pour la finalisation de l'accord des actionnaires pour STX France, conformément à l'accord de principe ("heads of terms") signé le 12 avril". L'Etat actionnaire à deux mois pour exercer son droit de préemption.

Selon cet accord de principe, le constructeur italien va reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire, mais il devra rester minoritaire pendant au moins huit ans. Il sera en outre accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fundazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste. Jusqu'à présent, peu d'éléments ont filtré sur le profil et les intentions de ce partenaire. Côté français, l'Etat, qui détient un tiers du capital de STX France, conservera un droit de veto et le constructeur militaire public français DCNS va entrer à hauteur de 12%.

William Saurin: alliance pour le rachat du pôle plats cuisinés

Du neuf pour la reprise de la maison-mère de William Saurin. Deux candidats au rachat du pôle plats cuisinés de la Financière Turenne Lafayette (FTL), le groupe D'aucy et le fonds LBO France, ont décidé de faire une offre commune. Le but: reprendre un portefeuille d'actifs qui comprend William Saurin, a annoncé jeudi D'aucy. "On entend reprendre les sites industriels et les salariés du pôle et inscrire notre action sur la durée", a déclaré Alain Perrin, directeur général du groupe D'aucy. Il entend "redynamiser la marque en mettant l'innovation au centre des préoccupations de l'entreprise", afin de permettre un "retournement" de situation.

Un autre fonds d'investissement, Sandton Capital Partners, est également candidat à la reprise de ce portefeuille d'actifs, qui regroupe, outre William Saurin, d'autres marques bien connues du grand public, comme les couscous Garbit. Ce fonds est allié lui avec Marion & Partners, le cabinet de conseil en gestion de crise d'Arnaud Marion. Selon une source proche du dossier, ce dernier possède une très forte expérience dans la gestion d'entreprises agroalimentaires dans des situations de crise (Doux et Père Dodu). Cofigeo, actionnaire majoritaire du groupe Raynal & Roquelaure, s'est quant à lui associé avec la coopérative Arterris pour reprendre le pôle William Saurin ainsi que la marque de cassoulet La Belle Chaurienne, selon un communiqué publié jeudi soir.