À son tour, Mitsubishi Motors révoque Carlos Ghosn

Les administrateurs du groupe ont jugé "difficile" de maintenir le capitaine d'industrie aux prises avec la justice japonaise.
Le PDG de Nissan Motors, Carlos Ghosn, accompagné du patron de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, avant une conférence de presse commune à Tokyo, le 20 octobre 2016 afp.com/TOSHIFUMI KITAMURA

Le conseil d'administration du constructeur japonais Mitsubishi Motors a annoncé lundi avoir révoqué son président Carlos Ghosn, déjà démis de la même fonction chez Nissan, pour cause de malversations financières présumées.

Selon un bref communiqué, les administrateurs du groupe ont jugé "difficile" de maintenir en poste le puissant capitaine d'industrie qui a été arrêté il y a une semaine à Tokyo.

Une garde à vue très spartiate

Il est depuis en garde à vue - très spartiate - pour dissimulation d'une partie de ses revenus aux autorités financières et est en outre accusé d'abus de biens sociaux par Nissan.

S'il est effectivement coupable, Carlos Ghosn restera longtemps le symbole de ces patrons que l'éthique préoccupe moins que leurs émoluments, estime Christophe Barbier (sur SoundCloud).

Le constructeur japonais Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance Renault-Nissan, avait été prompt à annoncer "une réunion pour voter" le départ du tout-puissant patron de 64 ans, dans la foulée de son arrestation à Tokyo il y a tout juste une semaine et des graves accusations portées à son encontre par Nissan sur la base des résultats d'une enquête interne.